Ce vendredi 25 août, le FC Sochaux-Montbéliard a définitivement été cédé au groupe d’acteurs économiques réunis dans le projet "FCSM 2028. Le nouveau Conseil d'Administration du FCSM, réunit ce jour, a également nommé Jean-Claude Plessis Président du FC Sochaux-Montbéliard, Pierre Wantiez Président Délégué et Gérald Maradan Vice-Président. »
C’est un métier qui fait partie du pastoralisme du massif du Jura. Les bergers sont des acteurs indispensables au bon fonctionnement de l’agriculture française et à la protection de l’environnement. Dans le massif du Jura franco-suisse, ils sont environ 150 à œuvrer sur un large territoire allant des Hôpitaux, au Mont de l’Herba, en passant par la Dôle et la Suisse. En fonction des exploitations agricoles qui les emploient, leurs missions peuvent évoluer, mais tous ont une même passion pour leur métier, les animaux et le milieu naturel dans lequel ils évoluent. Rencontre avec Babeth Roy, membre de la Confédération Paysanne et de l’association des bergers Franco-Suisse.
La bergère (62 ans), qui travaille dans la partie suisse du Mont d’Or, s’est découvert cette passion il y a plus d’une vingtaine d’années. Après une pause de vingt ans pour notamment élever son enfant, elle a décidé de reprendre du service. « Habiter sur son lieu de vie, être dans la nature, être libre et autonome, … » sont autant de privilèges qui l’ont convaincue de repartir en alpage. « Le contact avec les vaches et la nature est beaucoup plus ressourçant que dans un bureau avec des collègues » explique-t-elle. Et de poursuivre : « on est maître de son travail. On est seul. On organise nos journées comme on veut ». Depuis la fin mai, et jusqu’à la fin septembre, Babeth Roy travaille pour un éleveur suisse. Chaque jour, elle surveille et s’occupe de 46 vaches et veaux et un taureau, sur un espace de 99 hectares, réparti sur cinq pâtures. « J’interviens comme si c’était mes animaux » ajoute-t-elle.
« Des coordinateurs de la montagne »
C’est ainsi que se définit Babeth Roy. Elle apporte une protection à son troupeau et permet aux différents acteurs de la montagne de cohabiter le mieux possible. Chaque jour, elle parcourt entre 5 et 10 kilomètres. Ses missions : le contrôle des vaches, le soin des animaux, la gestion du sel et de l’eau, … . Babeth le reconnaît, les bergers sont de moins en moins nombreux. Aujourd’hui la moyenne d’âge est d’environ une cinquantaine d’années. Pour sensibiliser aux enjeux du métier et assurer sa pérennité, elle s’emploie, avec l’association des bergers franco-suisse », à former la nouvelle génération. « En 1986, il y avait presque un berger dans chaque chalet » explique l’agricultrice. « Aujourd’hui, les chalets, logements de fonction du berger, ne sont presque plus occupés. Ce qui n’est pas sans poser problème pour l’entretien et le devenir de ce beau patrimoine d’alpage ». Et de préciser : « de toute façon, s’il n’y a plus de vache, le paysan monte en voiture et les bois ne sont plus pâturés. Ce qui représente un danger pour l’environnement et l’aménagement du territoire ».
« Vivre avec moins »
Être berger est une véritable philosophie de vie. A travers son activité professionnelle, Babeth s’engage également dans la protection de l’environnement. Elle veut donner du sens à son activité professionnel. Elle veut sensibiliser le grand public qu’elle croise sur son chemin. « Je suis contente de démontrer, que l’on pourrait vivre avec moins. Je prends un litre d’eau pour me laver tous les jours. J’ai un petit panneau solaire pour recharger mon portable. On peut vivre sans électricité. On chauffe l’eau avec du bois. On s’éclaire avec des lampes solaires. On peut vivre comme cela ». « Pendant cinq mois de l’année, mon empreinte écologique est faible. Si tout le monde avait un peu conscience de cela, peut être que nous n’en serions pas là au niveau de la planète » poursuit notre hôte. Et de terminer : « à l’alpage, on prend le temps de vivre, de regarder les choses, d’observer. On voit la vie différemment. On essaie de consommer mieux. On fait du jardin. Il y aussi le marché et les producteurs bio qui exercent dans le secteur. On peut consommer local facilement ».
L'interview de la rédaction
Fadila Khattabi, ministre déléguée chargée des personnes en situation de handicap est dans le Doubs ce vendredi 25 août. Elle se rendra à Anteuil dans les locaux de l’association « Action Philippe Streit ».
Difficile de se prononcer sur le décès du jeune homme de 23 ans, victime d’une noyade hier après-midi à Saint-Point-Lac. Son corps n’a toujours pas été retrouvé. Un dispositif, composé des équipes spécialisées de plongeurs et cynotechniques et d’un drone ont été déployés. Les recherches doivent se poursuivre ce vendredi matin.
Plein Air poursuit ses entretiens politiques en cette nouvelle rentrée scolaire. Rencontre avec Eric Delabrousse, médecin hospitalier, professeur des universités, responsable de l’imagerie au CHU de Besançon et, depuis plus d’un an désormais, délégué municipal du parti Horizons à Besançon et délégué départemental pour le Doubs pour le parti d’Edouard Philippe.
Que représente aujourd’hui « Horizons » à Besançon et dans le département du Doubs ?
Horizons est un parti qui a été crée en octobre 2021, au Havre par Edouard Philippe. Il fait partie intégrante de la majorité présidentielle, associé au parti Renaissance et Modem. Au niveau national, il existe environ 600 comités municipaux. On recense également près de 20.000 adhérents. Des mairies importantes, comme Le Havre, Nice, Angers, Reims, sont sous étiquette « Horizons ». Concernant le secteur bisontin, on enregistre une quarantaine d’adhérents. Le comité se réunit régulièrement pour des réunions thématiques afin d’élaborer le projet national du parti, mais aussi plus spécifiquement celui de Besançon pour les prochaines municipales.
2026, c’est d’ores et déjà une date importante pour vous ?
Je n’ai jamais adhéré dans un parti de manière claire pour occuper une place politique . Mon engagement est réellement pour Besançon. Les élections municipales représentent forcément quelque chose de particulier et le comité Horizons est très orienté sur cette échéance. Même si, encore une fois, nous sommes dans une majorité présidentielle et que nous travaillons conjointement avec nos collègues des partis Renaissance et Modem, pour proposer une liste et une investiture.
Vous êtes très actif sur les réseaux sociaux. Est-ce un moyen pour exister localement et médiatiquement ?
Cela s’explique pour deux raisons. Tout d’abord, ce sont des outils modernes et efficaces pour non seulement exister, mais proposer. Deuxièmement, parce que personnellement, je ne suis pas sur un mandat électif et que cela ne me permet pas d’avoir une couverture médiatique aussi grande que d’autres. J’ai pu proposer au travers de postes, qui génèrent des commentaires et des retours, différents éléments du projet que j’envisage pour cette nouvelle ambition pour Besançon. Je souhaite la porter au travers des valeurs d’Horizon et de la majorité présidentielle.
On sent à travers vos commentaires que vous ne partirez pas en vacances avec Anne Vignot ?
Je suis clairement dans l’opposition municipale à Anne Vignot. D’ailleurs, Horizon fait partie du groupe municipale d’opposition « Ensemble Bisontins », qui est présidé par Laurent Croizier.
Le chemin est encore long.
Oui. Le chemin est long. Nous sommes à trois ans de cette échéance. Des choses peuvent encore changer. Ce qui s’est passé en 2020 est spécifique, dans une période covid, avec une triangulaire et une municipalité qui était dans une vague verte nationale. Demain, les cartes seront rebattues. Face à cette municipalité en place, il y a des volontés de fournir une alternative. Je souhaite, avec Horizons, dans le cadre d’une investiture, porter l’alternative à Anne Vignot. Effectivement.
Quels objectifs vous vous êtes fixés pour cette nouvelle saison ?
Les 15 et 16 septembre prochains, je serai à Angers pour l’assemblée nationale du parti Horizons. Avec mon comité, nous allons reprendre les réunions thématiques pour travailler les différents projets. Certains ont déjà été communiqués. On continue d’avancer. Ce sont des projets qui correspondent à des attentes des Bisontins. On fait de la politique au sens noble du terme pour apporter des réponses à des demandes. Notamment la salle multimodale évènementielle qui est attendue, la base nautique qui est espérée, les différents types de mobilités qui intègrent le lien avec le Doubs , le sport élite ou encore la transition écologique. L’écologie, c’est l’affaire de tous. Elle doit être régie avec pragmatisme et surtout pas dogmatisme. Et ce, avec une vraie volonté de convaincre, plutôt que de contraindre. Aujourd’hui, tout est écologie. Je veux être, demain, un porteur de projets qui intégreront l’écologie. On peut les dissocier. C’est le problème de la municipalité de Besançon. A force de voir tout en vert, elle en oublie l’attractivité, le tourisme, l’économie, … . Cela doit être modifié. D’où le sens de mon engagement et de l’ambition que je porte pour Besançon, qui mérite véritablement mieux.
L'interview de la rédaction : Eric Delabrousse
Nous avons très peu d’information pour le moment. Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus ce jeudi après-midi, sur la plage de Saint Point Lac, pour porter secours à un jeune homme de 23 ans, qui se serait noyé. Plus d’information à venir.
Ce jeudi, vers 12h30, les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus pour un accident de la circulation impliquant un poids lourd et un véhicule léger sur la RN57, commune de Ouhans. Le bilan fait état de deux victimes. Le conducteur du poids lourd, légèrement blessé, a été transporté par les sapeurs-pompiers sur le CHI de pontarlier. Quant à l’automobiliste, il a été héliporté, par Dragon 25, sur le CHU Minjoz dans un état grave. La circulation de la route a été perturbée pendant l'intervention et coupée lors de l 'atterrissage de l’hélicoptère.
Dans le cadre de notre série d’entretiens avec les élus franc-comtois sur la rentrée politique en Franche-Comté, Plein Air donne la parole, ce jeudi, à Séverine Véziès, membre de la coordination nationale de la France Insoumise et directrice de publication du journal l’Insoumission. La militante bisontine participe actuellement aux universités du parti à Valence.
Vous participez actuellement aux universités d’été de la France Insoumise. Quels rôles y tenez-vous ?
Le programme est riche. Il est composé de conférences, d’évènements culturels, de formations, de rencontres, … . Elles se termineront, dimanche matin, par un meeting de l’union populaire, avec des gens qui sont engagés dans les luttes, comme celles et ceux engagés dans les luttes de Vert Baudet ou dans des partis populaires.
Vous animez également quelques conférences.
J’anime effectivement quelques conférences. Notamment, samedi matin sur les dérives autoritaires en Europe. J’organise également le cycle de formations des élus locaux.
Dans quel état d’esprit se déroule cet évènement politique annuel ?
Il se déroule toujours dans la bonne humeur, dans l’envie et la motivation. Nous sommes toujours très contents de nous retrouver. Nous sommes toujours très nombreux. C’est l’évènement politique de l’année. Nous avons plus de 3000 personnes inscrites. Plus de 500 jeunes nous ont précédés. Ce sont des moments de rencontres, de formation, de discussions et d’échanges, entre nous et avec des membres d’autres formations politiques.
L’objectif n’est-il pas également de continuer à convaincre pour ne pas perdre cette unité, fragile, à gauche ?
On va continuer à convaincre. Bien évidemment. Notre objectif est de prendre le pouvoir pour mettre en œuvre notre programme, parce que nous voulons changer la vie des gens. Nous voyons que la rentrée est une catastrophe pour la population. La souffrance est plus que jamais d’actualité, avec l’augmentation de l’essence, les fournitures scolaires, l’électricité. Nous sommes dans une urgence sociale qui est dramatique. Nous partons du principe que c’est en confirmant la NUPES, parce que nous avons soulevé un grand espoir l’année dernière aux législatives, en empêchant Emmanuel Macron d’avoir une majorité à l’Assemblée Nationale, que la société peut changer. Nous souhaitons approfondir, élargir cette aventure et bâtir ensemble les futures échéances électorales. Un dernier sondage laisse apparaître qu’une très grande majorité des sympathisants de gauche tient à cette union, construite sur un programme radical. C’est-à-dire qui prend les problèmes à la racine.
Il y a un intérêt particulier pour les élections européennes de l’année prochaine également ?
Bien sûr. La commission européenne annonce le retour de l’austérité et des budgets austéritaires. Il va y avoir des enjeux importants. Notre objectif est de montrer comment les politiques européennes impactent la vie quotidienne des Françaises et des Français. On peut prendre l’exemple du marché des énergies. Ce sont des enjeux concrets, dans l’état de souffrance dans lequel notre pays se trouve.
Et concernant les sénatoriales de cet automne ? On sait que c’est une chambre plutôt acquise à la droite.
Nos ambitions étaient de continuer à faire vivre la NUPES. Aux législatives de 2022, nous avons pris nos responsabilités. Nous avons tendu la main à nos partenaires de gauche afin de créer un nouvel espoir en France. Nous avons réussi. Plus de 150 députés ont été élus et nous avons empêché Emmanuel Macron d’avoir une majorité absolue à l’Assemblée nationale. Nous continuons à avancer de manière unitaire. Force et de constater que cela n’a pas été la volonté de nos autres partenaires pour les sénatoriales et nous le regrettons. Alors que l’on reproche à la France Insoumise de vouloir être hégémonique, nous demandions une seule place de sénateur éligible pour toute la France. Je n’appelle pas cela être hégémonique.
Localement, quels objectifs vous êtes-vous fixés pour cette nouvelle saison ?
Comme dans toute la France, notre objectif est d’être un mouvement utile. On va commencer dès la semaine prochaine à faire des collectes, par exemple de fournitures scolaires. C’est un vrai sujet de rentrée. Les gens sont pris à la gorge. Notre objectif est de continuer à convaincre et d’être utile et d’aller voir les gens sur le terrain. Par ailleurs, une grande marche contre le racisme et les violences policières sera organisée le 23 septembre prochains par plus de 150 organisations. Un rassemblement devrait avoir lieu à Besançon. Nous répondrons présents.
L'interview de la rédaction : Séverine Vézies